|
Après
que certains hommes se soient posé la question de savoir si les
femmes, puis les noirs avaient une âme, c'est au tour des
animaux...
Si l'on considère que l'âme est la partie divine subatomique
qui relie à la vie et enregistre les expériences, TOUT ce qui
vit dans l'univers possède une âme.
Une pierre, une plante, un arbre, un animal, un humain, un ange
et même notre terre et d'autres planètes ou entités, ... tous
possèdent une âme et vivent selon leurs propres fréquences.
Les 'sages' ou les éveillés en connaissance de l'esprit,
savent qu'il existe également des âmes groupes reliant
certaines espèces entre-elles.
Lorsqu'il y a avantage à saisir, l'obscurantisme est encore
bien présent dans les pauvres têtes humaines...
Ce sont souvent les mêmes qui se croient seuls habitants de
l'univers...
Les chamans savent très bien parler avec l'âme des animaux et
comme d'autres channels, j'ai la chance d'avoir reçu également
des contacts, messages et enseignements venant de ces divines âmes
incarnées sous des formes différentes de la nôtre.
Tout est relié, c'est simplement naturel. Il n'y a rien de
magique ou d'extraordinaire.
Seule la méconnaissance est source de questionnement.
Un jour, tous les hommes communiqueront facilement avec les
animaux et autres créatures et trouveront aberrant de penser
que leurs ancêtres se posaient cette question !
C'est exactement comme nous pouvons trouver aberrant que nos ancêtres
pensaient que la terre était plate ou que la nuit, le soleil
partait se coucher derrière l'horizon et que la lune était un
disque plat...
Joéliah
24 août 2007 :
Descartes pensait il y a seulement trois siècles et demi que
les animaux étaient des machines. Et lorsque l'on regarde
autour de nous, il semble bien que ce soit toujours la
conviction implicite ou explicite de nombre de nos
contemporains. Mais justement, comment se fait-il que l'on
traite encore aujourd'hui les animaux comme des machines ou des
<< légumes >> bons à être poussés sans ménagement
vers l'abattoir? En fait, cela nous arrange bien, car s'il
fallait reconnaître que les animaux ont une conscience, c'est
notre << Système >> dans son ensemble qui
basculerait.
Un article du supplément du Monde (en date du samedi 11 août)
pose la question de savoir si les animaux ont une conscience. On
peut notamment y lire des choses étonnantes sur les positions
de grands savants :
- Darwin a écrit << il suffit de voir des chiots en train
de jouer pour ne pas douter qu'ils possèdent leur libre arbitre
>>. Il décrit en détail les origines animales des
comportements affectifs et même des croyances des humains.
Selon lui << la différence d'intelligence entre homme et
animaux (...) est une différence de degré et non de nature
>>. Il démontre qu'il existe une continuité
physiologique, intellectuelle et émotionnelle, et même
morale entre les animaux et l'homme.
- Selon Freud, Darwin << réduit à rien les prétentions
de l'homme à une place privilégiée dans l'ordre de la création
>>.
Il est établi que les animaux ont des capacités beaucoup plus
étendues que l'on a pu le penser :
- Ils rêvent.
- Ils apprennent, et sont capables d'adapter la pédagogie en
fonction de la capacité d'apprentissage de leurs rejetons
(observé notamment chez les singes). Ils ont une mémoire.
- Ils ont une représentation de soi et des autres. Par exemple,
ils savent imiter, donc ils font la différence entre l'autre et
soi (Dauphins). Ils savent aussi mimer différentes facettes de
la vie dans l'acte de jeu, l'attaque, la fuite, ...
- Ils sont capables d'apprendre le langage des sourds-muets
(chimpanzés, gorilles)
- Ils savent raisonner. Ils savent trouver des solutions face à
des situations nouvelles (castor). Ils savent construire des
outils en fonction d'utilisations différentes. Ils savent ruser
et tromper (corbeaux).
- Ils savent diriger leur attention, pratiquer l'introspection
(singes), communiquer un désir (chiens).
S'il est difficile d'établir que les animaux ont une
conscience, c'est sans doute uniquement parce que nous n'avons
pas le même langage.
Que dire aux sceptiques ?
Premièrement, il me semble que la recherche de la <<
Raison >> a toujours été inféodée à des contingences
<< matérielles >> (religieuses, politiques,
sociales, économiques) Des exemples ?
- Qu'importait les preuves que pouvait fournir Galilée, il était
impensable que l' église se déjuge et que la terre ne soit pas
le centre du monde.
- La violence des réactions de l'église vis-à-vis de Giordano
Bruno et de Galilée pourrait signifier que l'église savait
parfaitement à quoi s'en tenir sur la réalité astronomique.
Mais elle a reculé devant la remise en cause des textes sacrés
et de leur exégèse que la reconnaissance de cette vérité
aurait impliquée. De fait, quand on examine, dans les siècles
suivants, la corrélation entre progrès de la science et recul
de la foi, on comprend pourquoi la << foi >> chrétienne
de cette époque a suscité autant de << mauvaise foi
>> scientifique...
- Faut-il aussi rappeler la controverse de Valladolid en 1550,
durant laquelle on s'est interrogé si les amérindiens et les
noirs avaient une âme? Reconnaître que les amérindiens
avaient une âme privait les grandes puissances commerciales
d'une réserve de main d' Oeuvre esclave. Les noirs n'ont pas eu
cette chance, puisque déclarés dénués d'âme, il n'y avait
aucune raison de les traiter autrement que des bêtes ou des
machines. Peut être que dans 400 ans, nos lointains descendants
seront honteux à l'idée que nous puissions penser les animaux
dénués d'une âme.
Il n'est donc pas interdit de se demander si la position suivant
laquelle les animaux n'ont pas de conscience définie obéit à
une simple recherche de la vérité, ou si elle est polluée par
des considérations matérielles.
Deuxièmement, s'il est difficile de prouver que les animaux ont
une conscience, rien ne permet d'affirmer l'absence de
conscience chez l'animal.
De plus, rien n'autorise à affirmer qu'un seul modèle de
conscience existe, celui de l'Homme. Rechercher une image de
notre propre conscience chez autrui est un bel exemple
d'anthropocentrisme. Juger les autres à l'aune de ses propres
forces est confortable. Imaginons que chaque animal puisse édicter
un critère de comparaison entre animaux : le lion choisira la
force, le guépard la vitesse, le lapin la capacité de
reproduction, la puce la résistance à la pression, les chats
la capacité de voir dans le noir, les chauves souris la capacité
à recevoir des ondes, les pigeons à se guider avec les champs
magnétiques... Que sais-je ? Et nous la conscience, la force de
notre abstraction ? En cas de modification climatique
importante, on peut douter que notre critère à nous nous
permette de vivre bien longtemps.
Troisièmement, traiter les animaux avec dignité n'est pas une
incongruité.
L'Homme du XXIème siècle ne serait pas le premier à le faire
:
-
Les amérindiens respectaient les troupeaux de bisons, et ne
tuaient que le nécessaire pour se nourrir, se vêtir, ...
- La vache en Inde est sacrée depuis des temps immémoriaux.
- Dans de nombreuses traditions, celle des bushmen par exemple,
le guerrier s'excuse auprès de la bête qu'il vient de tuer, et
lui explique que c'est pour nourrir sa famille.
- Le bouddhisme enseigne de ne pas maltraiter les animaux car
ils sont des réincarnations d'humains.
Il semble que le respect envers les animaux soit proportionnel
à leur proximité avec l'homme et aux services qu'ils rendent
(en tant qu'être vivants) .
Pourquoi en est-on arrivé là, et que faire pour changer les
choses ?
Rappelons d'abord que nous sommes des animaux. Les identités
tant comportementales que physiologiques nous dispensent
d'insister davantage sur cette évidence. Mais précisément
notre insensibilité à leur égard n'est-elle
pas aussi une réaction de distanciation, un peu analogue à
celle du nouveau riche qui snobe son ancien milieu ? Et une réaction
de peur, souvenir ancestral du temps où nous étions davantage
proie que prédateur ?
Ensuite, reconnaître que les animaux ont une conscience, nous
poserait un sérieux << cas de conscience >>, pour
ne pas dire un problème fondamental.
Cela nous obligerait à revoir tout notre système de vie :
- Il faudrait commencer par améliorer la filière alimentaire.
Il ne s'agit pas nécessairement de devenir végétarien, mais
d'élever les animaux dans des conditions décentes, et de les
tuer en leur évitant toutes souffrances.
- Il faudrait réduire les dégradations des habitats, comme la
suppression des bocages, la déforestation, la pollution des
mers, les différentes formes de braconnage ou de pêche prohibée
(pêche à l'explosif par exemple), qui ruinent des espaces
entiers de vie.
- Cela nous obligerait en un mot à revoir notre place sur la
terre, notre coexistence avec ses autres << habitants
>>, et sans doute par voie de conséquence à limiter la
population humaine.
- Notons à ce titre que la réglementation stricte qui encadre
depuis quelques temps, dans les pays développés, l'expérimentation
animale est un pas dans la bonne direction.
Une révolution aboutit souvent à des excès similaires (mais
inverses) que ceux qu'elle a voulu supprimer. Le mieux, pour
tenter de limiter cet effet, est de commencer par un changement
limité, << tranquille >>. Pourquoi ne pas envisager
un label qui s'assurerait de la bonne << traitance
>> des animaux dans la filière alimentaire ?
Y a-t-il un marché pour ceux qui veulent payer plus cher pour
avoir l'esprit et la conscience tranquilles ? Pour ceux qui
pense que l'on << est >> ce que l'on << mange
>>.
Il faut, de toute manière, rapprocher (au sens étymologique :
approcher à nouveau) les Hommes du monde animal. Sans proximité,
il y a défiance, méfiance, méconnaissance...
Mais gardons espoir. Il paraît que le propre de l'homme est de
savoir s'adapter !
Jérôme Bondu & Alain Bondu
Source : vincent.robeyns@yucom.be
Pour aller plus loin :
Voir les ouvrages de Dominique LESTEL, éthologue et philosophe,
auteur
notamment de Les animaux sont-ils intelligents ? (Editions Le
Pommier, 2006)
Il est intervenu à l'Université de tous les savoirs. Conférence
audio en ligne
http://www.lemonde.fr/
Jerome Bondu
Source : http://www.naturavox.fr/
|