SON
HISTOIRE ( SUITE )
COMMENT
IL OPÈRE
Le
Dr Gérard d'Encausse qui assista à plusieurs guérisons de Maître
Philippe raconte comment il opérait :
«J'étais
là, avec deux autres médecins, quand une maman de vingt à
vingt-deux ans est arrivée, portant dans ses bras un petit
enfant de cinq ans, la tête ballante et les yeux vitreux. Elle
dit à Philippe :
-
Mon enfant doit mourir; et comme vous m'avez sauvée il y a dix
ans, je viens vous demander de guérir mon enfant." Nous
sommes trois médecins qui l'examinons et nous découvrons un
cas de méningite tuberculeuse très prononcée. L'enfant
semblait condamné, en effet.
Il
faut que je vous dise, maintenent, comment Philippe opérait. Il
y avait toujours là près de 80 à 100 personnes. Philippe n'était
pas du tout "poseur". D'un caractère bon enfant, il
faisait toujours rire les malades. Alors, devant tout le monde,
il dit, en voyant le pauvre petit que nous avions examiné :
"On peut guérir cet enfant. Voulez-vous vous engager tous
à ne pas dire du mal des absents pendant trois mois ?"
Tout
le monde bondit et répondit que ce n'était pas possible. En
marchandant, on est arrivé à deux heures. Moi, je n'ai jamais
pu rester deux heures sans dire du mal des absents ! Eh bien !
Philippe a dit :
"C'est
entendu ! Vous allez essayer de ne pas dire du mal des autres
durant deux heures". L'enfant était dans une pièce à côté.
Au bout de deux heures, je suis allé le chercher. Je l'ai pris
par la main et il a fait avec moi le tour de la salle ; il était
guéri.»
UN
RICHE MARIAGE
En
1877, il épousa Jeanne Landar, une de ses riches consultantes,
qu'il avait guérie alors que ses médecins désespéraient de
la sauver. Ce mariage lui apporta l'aisance matérielle et lui
permit de poursuivre sa vocation sans soucis d'intendance. Au
cours d'une vie entièrement consacrée aux malades et aux
pauvres, Maître Philippe voyagea beaucoup. Il fut appelé en
consultation par quelques grands de ce monde. Il séjourna à la
cour des Tsars, soigna le Bey de Tunis, échangea une
correspondance suivie avec des gens célèbres qui étaient
venus le consulter et qu'il avait guéris.
Contrairement
à beaucoup de grands initiés et occultistes d'alors, Maître
Philippe refusait de s'éloigner de l'Église. Il ne voulait pas
être considéré comme un mage, un homme chargé de
"pouvoirs occultes".
De
sa voix douce, il affirmait :
«Je
ne suis que le simple berger, le mandataire, et tout ce que je
fais, ce n'est pas moi qui le fais, c'est Celui à la volonté
de qui rien ne résiste.»
Mais
ses convictions profondes s'apparentaient à la philosophie
martiniste, mouvement spirituel dont plusieurs de ses amis
faisaient partie.
MAÎTRE
PHILIPPE VOYANT
Ami
intime du Dr Gérard Encausse (Papus), et de son épouse, il
leur annonça la naissance d'un fils, Philippe, dont il sera
d'ailleurs le parrain.
(Lire:
Philippe Encausse Le Maître Philippe de Lyon - Thaumaturge et
Homme de Dieu.)
En
présence de Maître Philippe, le Dr Encausse fut aussi le témoin
de plusieurs phénomènes de voyance étonnants.
Un
jour, Philippe vint à Paris invité au baptême du fils
Durville. Il avait donc pris le train depuis Lyon et, en
arrivant chez les Durville, il prit le fameux magnétiseur à
part et lui dit :
- Aujourd'hui, Hector, vous ne croyez à rien ; mais plus pour
longtemps, la foi vous reviendra pour toujours".
AUTRES TÉMOIGNAGES
«A
la porte de l'église St-Merri, où se faisait le baptême du
fils Durville, il y avait un vieux mendiant, délicieux comme
type, couvert de guenilles, avec une barbe à moitié rasée.
Alors
Philippe va se placer à côté de lui et, comme s'il se parlait
à lui-même, il dit à l'oreille du mendigot:
"J'ai
10.000 francs en or puis 5.000 francs en billets de
banque".
L'autre
sursauta et le regarda avec épouvante. Philippe continuant de
parler lui indiqua l'endroit où était caché le magot.
Le
brave mendiant se leva d'un bond et s'en fut aussitôt s'assurer
que son trésor était toujours dans sa cachette."
Un
type vint un jour rue de la Tête d'Or assister à une séance
de Maître Philippe. Un assistant du thaumaturge lui demande :
-
Est-ce pour vous ?
-
Pour moi? Vous me croyez donc aussi bête que tous ces gens qui
sont là ? Non, je ne viens pas pour moi. Je suis tout
simplement chargé de faire une commission et quant à moi, je
n'ai rien à demander".
Philippe
qui avait entendu sa réponse, le regarde et lui dit :
-
Monsieur, voulez-vous venir un instant dans la pièce d'à côté.
Là,
Philippe lui dit : - Savez-vous ce que vous faisiez le 28
juillet 1884, à trois heures du soir?... Vous étrangliez une
femme. Ne craignez rien, moi seul vous ai vu, mais la police ne
va pas tarder à vous découvrir. Si vous vous voulez demander
pardon au Ciel tout de suite, elle ne vous trouvera pas.
Or
cet homme, qui voulait faire l'esprit fort, tomba à genoux et
implora le pardon du Ciel.
PRÉDICTIONS DE MAÎTRE PHILIPPE
«Mon
grand-père maternel, officier de la garde du Tsar Nicolas II,
connut dans sa jeunesse un homme étrange et fascinant qu'il
appelait familièrement Maître Philippe. Je me souviens,
qu'enfant, j'étais fasciné par les mille prodiges qu'il nous
racontait à son sujet, de simples guérisons aux plus
incroyables aventures de magie.
Après
la révolution de 1917, mon aïeul se réfugia en France où il
se maria avec une princesse russe tombée dans la misère.
Convaincu de la résurrection de sa patrie et au retour des
Romanov sur le trône, il fit jurer à ses héritiers de
maintenir les traditions ancestrales dans la famille,
d'apprendre la langue et l'histoire russes à leurs descendants.
L'an
passé, après la mort de mon père, j'héritai de la maison de
famille savoyarde où vécut mon grand-père. En déballant des
cartons de vieilleries au grenier, je tombai sur des livres, des
papiers, des correspondances, des photographies qui m'intriguèrent.
J'eus
beaucoup de peine à déchiffrer les lettres jaunies, mais ce
que j'y découvris me stupéfia. Au milieu d'un échange de
courrier entre Maître Philippe et mon aïeul qu'il considérait
comme son disciple, je tombai sur une sorte de journal écrit de
la main de mon grand-père, relatant les hauts faits de son maître
spirituel.
En
voici quelques extraits:
"Hier,
M.P. m'avait donné rendez-vous à Fourvière. Le prêche de
l'abbé F. nous sembla pauvre et terne. Il mettait en doute le
pouvoir de la foi, affirmant que les miracles rapportés par la
Bible ne devaient pas être pris à la lettre, mais en tant que
"symboles".
A
la fin de la messe M.P. demanda à parler au prêtre. Il lui dit
qu'il se trompait, que Dieu exauçait toujours les prières et
les voeux des âmes pures. Même de nos jours !
"Que
la foudre tombe sur cette église si je peux croire à ces
balivernes !" blasphéma l'impie.
Alors,
regardant l'abbé droit dans les yeux, mon ami fit un geste et
aussitôt un éclair fulgura dans la pénombre de la cathédrale
et la foudre tomba à nos pieds, suivie d'un effrayant coup de
tonnerre."
A
la date du 21 septembre 1901, il notait:
"Hier,
à Compiègne où loge la cour impériale, le Tsar Nicolas II et
la Tsarine Alexandra ont longuement reçu M.P. qui leur fut présenté
par la Grande Duchesse Militza et sa soeur.
Selon
des confidences de la princesse Anastasia, M.P. aurait annoncé
à Sa Majesté Impériale, la naissance d'un fils pour 1904, et
au monarque une défaite militaire suivie d'une révolution. A
son retour, M.P. me dit qu'il avait aussi guéri la Grande
Duchesse d'un oedème pernicieux." (...)
Plus
loin:
"Désirant
s'attacher M.P. à demeure, Sa Majesté impériale demanda à M.
Delcassé, ministre des affaires étrangères, que le
gouvernement français lui octroie le diplôme officiel de médecin,
pour qu'il puisse l'inviter à la cour impériale sans faire
jaser les envieux.
Les
lois républicaines s'opposant évidemment à cette demande
incongrue, le ministre ne put accéder à cette demande. Le Tsar
offusqué de la fin de non-recevoir opposée à sa requête,
nomma Maître Philippe président d'une commission d'inspection
sanitaire de son empire, avec rang de général!" (...)
Quelques
mois plus tard:
"Invité
à Tsarskoïe-Sélo, M.P. obtint par la seule prière de
nombreuses guérisons spectaculaires. Sa renommée de Mage
grandit lorsque, au cours d'une promenade en mer sur le yacht
impérial, M.P. réussit, à la demande du Tsar, à calmer le
vent qui soufflait en tempête." (...Quelques lignes biffées).
"Lors d'une revue militaire à Tsarskoïe-Sélo, M.P.
parvint à détourner un orage menaçant et à faire cesser la
pluie. Et l'on me rapporte encore bien d'autres
merveilles."
Le
journal s'achève en janvier 1905 sur ces curieuses prédictions
:
"Après
la naissance du Tsarevitch, M.P. écrivit au Tsar Nicolas II une
longue lettre en forme de testament, l'informant de sa prochaine
désincarnation. Il y précisait qu'il quitterait son apparence
terrestre le 2 août 1905. Il lui annonçait aussi la chute de
l'Empire russe pour la prochaine décennie, le massacre des chrétiens
et de toute la famille impériale. Il "voyait" un siècle
d'horreurs et d'obscurantisme pour la Russie."
La
missive se terminait sur cette étrange prophétie :
"Après
des décennies de bouleversements sanglants et de grandes
tribulations, un empire disloqué et des guerres civiles, la
Russie recouvrera son souverain légitime, réincarnation et héritier
de la dynastie impériale, qui lui apportera la prospérité et
la paix. Je reviendrai moi-même sous les traits d'un enfant, et
ceux qui doivent me reconnaître me reconnaîtront."»
Source
: Serge Alexis SPIRIDOV
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