Accueil

Le But du Site Contact Liste D'envoi Livre D' Or Témoignage

 

Adama
Allumage de Jupiter
Amour Universel
Animaux
Année 2012
Archanges

Ascension

Asthar Sheran

Avenement
Messagers Canal Humain 
Crops Circles

Christ Micheal

Dieu
Divers E.D.L
Dossiers
La Planète Erkobulus
Les Douze Étoiles
Enseignements
Énergie Maitreya
Êtres de Lumières
Escalier de Cristal
Événement en Cours
Événement à Venir
Gaia

Grippe A(H1N1)

11 Septembre 2001
Illuminati

Les Hathors

Maha Chohan

Maître Maitreya

Mesure D' Urgence

O.M. Aïvanhov
Ordre Melchizedech
Monjoronson
Nesara
Philippe De Lyon
Premier Contact
Publications

Publications  E- Book 

Ram
Reiki
Sananda
Sites Amis
Spirale Bleu
Sri Aurobindo
St -Germain
Système Solaire
Terre Creuse
Travaux Pratiques
Trois Jours Obscurité

                                 

Dernière 

Mise à Jour 

17 - 07 - 2010

22 : 00 Hres

CANADA  

QUÉBEC

VILLE DE QUÉBEC

SITE SUR LES TREMBLEMENTS DE TERRE

SITE SUR LES TSUNAMI

SITE SUR LES VOLCANS

TOUT INDIVIDU A DROIT À LA LIBERTÉ D’OPINION ET  D’ EXPRESSION CE QUI

 IMPLIQUE LE DROIT DE NE PAS ÊTRE INQUIÉTÉ POUR SES OPINIONS ET CELUI DE CHERCHER, DE RECEVOIR ET DE RÉPANDRE SANS CONSIDÉRATION DE FRONTIÈRE, LES INFORMATIONS ET LES IDÉES PAR QUELQUE MOYEN QUE CE SOIT. ARTICLE 19 DE LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE  l' HOMME   l' ONU  1 948

Déclaration du président américain Abraham Lincoln au Congrès, en 1860

Vous ne pouvez pas Créer la prospérité en décourageant l’épargne.

Vous ne pouvez pas Donner la force au faible en affaiblissant le fort.

Vous ne pouvez pas Aider le salarié en anéantissant l’employeur.

Vous ne pouvez pas Favoriser la fraternité humaine
en encourageant la lutte des classes.

Vous ne pouvez pas Aider le pauvre en ruinant le riche.

Vous ne pouvez pas Éviter les ennuis
en dépensant plus que vous ne gagnez.

 Vous ne pouvez pas Forcer le caractère et le courage
en décourageant l’initiative et l’indépendance.

Vous ne pouvez pas Aider les hommes continuellement en faisant pour eux
ce qu’ils pourraient et devraient faire eux-mêmes.

Abraham Lincoln

AMENHOTEP III NEBMAÂTR 

LE PHARAON SOLEIL

 

 

Amenhotep III Nebmaâtrâ : le Pharaon Soleil

 

 

  1. Qui est Amenhotep III Nebmaâtrâ

  2. Un Pharaon hors norme à la destinée posthume malmenée

  3. Un grand père guerrier et un père diplomate

  4. Reines et courtisans

  5. Chronologie royale du Nouvel Empire

  6. Une succession obscure et agitée

 

 

1- Qui est Amenhotep III Nebmaâtrâ

 

 

Amenhotep III faisant brûler de l'encens pour Amon, temple de Louqsor.

Au roi, le Soleil, mon seigneur, ainsi parle Adbi-Ashirta, ton serviteur, la poussière de tes pieds. Aux pieds du roi, mon seigneur, je me prosterne sept fois et sept fois encore. Vois, je suis un serviteur du roi, un chien dans sa maison, et je garde l'ensemble du pays d'Amourrou pour le roi, mon seigneur. J'ai encore dit à Pahanate, mon intendant : recrute des troupes qui libéreront et protègeront les pays du roi, le roi, le soleil. J'ai récolté aussi les moissons de Simyra et celles de tous les pays que je garde pour le roi, mon Soleil, mon seigneur.
(extrait d'une lettre d'Abdi-Ashirta, chef de l'Amourrou, à la chancellerie d'Amenhotep III, El Amarna Tafeln, pp. 497-501)

 

Amenhotep ou Amenophis III Nebmaâtrâ est le neuvième Pharaon de la XVIIIe dynastie ; fils de Thoutmosis IV Menkheperourâ et de la Grande Epouse Royale Moutemouia, fille du roi mitannien Artamama ; il régna sur l'Egypte 38 ans et 7 mois de 1391 à 1353 avant notre ère. Uni à la Grande Epouse Royale Tyè, Pharaon associa très étroitement la reine aux manifestations officielles de son règne, il sut s'entourer de courtisans zélés et brillants tel que le grand architecte Amenhotep fils de Hapou, éminence grise du règne aux prérogatives difficilement saisissables qui édifia, entre autres, pour son maître le magnifique temple de Louqsor ( Programme architectural ) et le temple des Millions d'Années du souverain sur la rive occidentale du Nil, dont seuls subsistent aujourd'hui les deux colosses dits de Memnon.

 

Colosses de Memnon, Amenhotep III y est accompagné, de part et d'autre de ses jambes, par la Grande Épouse Royale Tyè, et par sa mère Moutemouia, Thèbes ouest.

Le règne d'Amenhotep III Nebmaâtrâ sera celui de la naissance sourde d'une révolution. Aton prend peu à peu une place primordiale dans le panthéon officiel ; et ce en faisant de plus en plus d'ombre au tout puissant Amon, ou plus exactement à son clergé nanti aux prétentions politiques de plus en plus menaçante pour Pharaon. Le culte d' Aton deviendra vite une arme politique visant à contenir les prêtres amoniens. Une nette évolution se fit également jour dans le domaine architectural et artistique : la statuaire est à son apogée, la finesse des productions, leurs modelés sont très souvent d'une exceptionnelle perfection ; c'est aussi le temps des premières statues colossales, les volumes architecturaux s'affinent tout en atteignant des proportions gigantesques ( Programme architectural ).

 

MUSÉE DE LOUQSOR

 

                                                                     

Amenhotep III, l'admirable statue dite de la cachette                 Amenhotep III, tête colossale provenant de son temple funéraire 

 

HAUT PAGE

 

 

2- Un Pharaon hors norme à la destinée posthume malmenée

 

 

Nombre des lions que Sa Majesté a elle-même ramenés à l'aide de son arc, depuis l'an 1 jusqu'à l'an 10 du règne : 102 lions sauvages. (texte figurant sur la série de scarabées émise pour consacrer les chasses d'Amenhotep III, Urk. IV, 1740, l. 12-13)

 

Pharaon pacifique aux goûts fastueux et raffinés, le Roi Soleil porta l'Egypte et sa civilisation au summum de sa puissance et de son rayonnement sur le Monde antique . Cependant durant de nombreuses années, sa mémoire fut traitée d'une manière fort déplorable par les égyptologues, qui ne voyaient en lui qu'un roi inactif et indolent, profitant passivement des acquis de ses aïeux ; sa vie se résumait souvent dans les ouvrages spécialisés à quelques chasses, Pharaon semble en effet avoir particulièrement apprécié ce sport, et à une campagne symbolique en Nubie. Cette malheureuse vision s'explique par le caractère tout à fait original d'Amenhotep III Nebmaâtrâ : un roi pacifiste, faisant primer la diplomatie avant toutes choses, un monarque raffiné entouré d'une cour au faste inouï, tout ceci semblait bien loin alors des stéréotypes archaïques et des images erronées communément admises du Pharaon guerrier et autocrate.

 

HAUT PAGE

 

 

3- Un grand père guerrier et un père diplomate

 

 

Lorsque l'on met en parallèle la figure d'Amenhotep II, le grand père d'Amenhotep III et celle de Thoutmosis IV, son père, on est frappé par le contraste existant entre ces deux personnalités.

 

Amenhotep II Âakheperourâ, un grand père impitoyable 

 

Sphinx à l'effigie d' Amenhotep II, musée en plein air de Mit Rahinet

 

Septième Pharaon de la XVIIIe dynastie, fils de Thoumosis III Menkheperrâ (1478-1426) et de la reine Merytrâ-Hatshepsout, Amenhotep II Âakheperourâ (1426-1401) avait dix-huit ans lorsqu'il monta sur le trône d'Egypte pour un règne de 28 ans. A la mort de son père, le jeune Amenhotep II se trouvait à Memphis où le retenait sa charge de prêtre de Ptah. Les textes officiels nous décrivent le jeune roi comme étant fort et infatigable tout en insistant sur sa beauté et sa force physique. Archer invincible, cavalier sans égal, Amenhotep II dut dès le début de son règne affirmer l'hégémonie égyptienne ; il entreprit deux importantes campagnes en Asie et marcha jusqu'à l'Euphrate sur les traces de son glorieux père Thoutmosis III Menkheperrâ. La première campagne asiatique eut lieu en l'an VII du règne, elle fut menée contre une coalition de sept princes rebelles de la province de Tikhesy, en Syrie ; Pharaon les "tua, avec sa massue blanche elle même. (...) On pendit six de ces ennemis devant la muraille de Thèbes, et les mains pareillement. Le corps du dernier ennemi fut emmené par bateau vers le sud, jusqu'en Nubie, là il fut pendu à la muraille de Napata, afin de rendre manifeste les victoires de Sa Majesté, pour le temps éternel et le temps infini, dans toutes les terres et dans tous les pays des Nubiens." (A.S.A.E., vol. XLII). La seconde campagne qui eu lieu en l'an IX du règne fut elle aussi d'une extrême cruauté, Pharaon pour l'exemple fit brûler vif dans deux fossés les Syriens séditieux : "Les prisonniers furent liés, on creusa deux fossés autour d'eux, et l'on emplit les fossés de feu. Sa Majesté demeura, les surveillant, jusqu'à ce que la terre blanchît, sa hache de guerre à la main droite, seul, sans personne avec lui, alors que son armée s'était éloignée." (op. cit.). Cette violence sans pareille dans l'histoire de l'Egypte permit d'affirmer avec force la suprématie égyptienne sur le monde, l'Empire est définitivement conquis, son unité ne sera pas remise en question avant de nombreuse décennies.

 

 

Thoumosis IV Menkheperourâ, un père paisible et diplomate 

 

 

L'Horus, taureau puissant aux belles apparitions ; le Nebty à la royauté durable comme celle d'Atoum ; l'Horus d'Or au glaive puissant qui repousse les Neuf Arcs ; Celui du Jonc et de l'Abeille, Menkheperourâ ; le Fils de Râ, Thoutmosis (IV), aux apparitions radieuses, aimé d'Amon-Râ, doué de vie comme Râ. (titulature de Thoutmosis IV)

 

Huitième Pharaon de la XVIIIe dynastie, fils d'Amenhotep II Âakheperourâ et de la reine Tiâa, Thoutmosis IV Menkheperourâ (1401-1391) succéda à son père sur le trône d'Egypte pour un règne relativement court de 9 ans et 8 mois. Son accession au trône lui aurait été prédite par le Sphinx de Guizeh. Après une partie de chasse, le jeune prince s'était assoupi à l'ombre du colosse alors ensablé, le dieu lui apparut en songe et lui annonça qu'il serait roi un jour s'il consentait à le dégager du sable. Thoutmosis IV fit désensabler le Sphinx et érigea une stèle relatant l'épisode du songe entre les pattes du colosse : "Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illumine l'oeil brillant du maître de l'Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire." (Urk. IV, 1542-1544).

 

Portrait de Thoutmosis IV provenant du temple de Karnak.

 

Devenu Pharaon, Thoutmosis IV s'attacha à consolider la situation de l'Empire et à maintenir en son sein paix et stabilité. Son unique expédition en Nubie en l'an VIII du règne ce transforma en une marche triomphale sans réelle dimension militaire ; Thoutmosis IV entreprit peut être une expédition militaire au nord contre le Mitanni mais les indices allant dans ce sens sont minces, quoiqu'il en soit il conclut avec son roi, Artamama Ier, un traité de paix, scellé par l'envoi d'une fille du souverain mitannien dans le harem de Pharaon, celle-ci lors de son arrivée à la cour de Thèbes prit le nom égyptien de Moutemouia, littéralement "Mout est dans la barque (solaire)", elle donnera naissance au futur souverain Amenhotep III Nebmaâtrâ qui succéda à son père, mort vraisemblablement dans la trentaine vers 1391 

 

HAUT PAGE

 

 

 

4- Reines et courtisans

 

La Grande Épouse Royale, la prestigieuse dame Tyè 

 

 

La Grande Epouse Royale, Tyè, puisse-t-elle vivre. Le nom de son père est Youia et celui de sa mère Tjouia ; elle est (maintenant) l'épouse d'un puissant souverain dont la frontière méridionale s'étend jusqu'au pays de Karoy, et la septentrionale jusqu'au pays de Naharina.


(texte figurant sur la série de scarabées émise pour célébrer le mariage de Pharaon et de Tyè, Urk. IV, 1741, l. 89-15) 

 


Hathor sous les traits de la Grande Dame Tyè musée de Louqsor.


La Grande Dame Tyè, musée du Louvre.

 

 

Tyè fut l'épouse principale d'Amenhotep III Nebmaâtrâ, celle qui portait le titre de Hémèt Nè-Sout Ourèt, littéralement "la Grande Epouse Royale". Originaire de la ville d'Akhmin en Moyenne Egypte, né de l'union d'Youia un prophète du dieu Min et de Tjouia, une supérieure du harem de cette même divinité, elle épousa Amenhotep III Nebmaâtrâ dès le début de son règne. Elle lui survécut et ne mourut que durant le gouvernement de son fils et successeur de son époux Amenhotep IV/Akhénaton , sans doute en l'an VIII de son règne. Depuis le début de la XVIIIe dynastie, certaines reines avaient tenu des rôles relativement importants aux côtés de leurs époux ; avec Tyè, la position de la Grande Epouse Royale devient encore plus éminente, Pharaon l'associa très étroitement aux cérémonies officielles du règne. Tout comme Maât suit Râ dans le ciel, Tyè accompagne Pharaon dans l'exercice du pouvoir terrestre, tenant ainsi un rôle idéologique et symbolique de tout premier plan. A la fin de son règne, Amenhotep III, diminué par l'âge et la maladie dut sûrement lui confier certaines de ses prérogatives, la reine exerça alors sans doute une grande partie du pouvoir. Difficile de savoir qui se cache réellement derrière ses portraits hiératiques officiels, sans doute une très forte personnalité, qui sut à n'en point douter jouer un habile rôle politique, et qui s'impliquât assurément dans la réforme amarnienne.

 

Les épouses secondaires et les hautes personnalités du règne 

 

 

An 10, troisième mois de la saison d'akhet, sous la majesté de (... suit la titulature d'Amenhotep III), la Grande Epouse Royale Tyè, puisse-t-elle vivre. Le nom de son père est Youia, celui de sa mère est Tjouia. Une chose admirable est advenue à Sa Majesté, vie, santé, force : (la venue de) la fille du Grand du Naharina, Shouttarna, Gilouheba et de 317 femmes de son harem.


(texte relatant l'arrivée de la princesse mitanienne Gilouheba et de sa suite, Recueil de travaux [...], 15, p. 200)

Outre la Grande Epouse Royale, Pharaon possédait un important harem qui lui fournissait de nombreuses épouses secondaires. Cependant les harems égyptiens sont bien loin de la vision classique héritée de l'imagerie orientale, ils ne constituent en rien des prisons et des univers totalement clos, ils sont au contraire largement ouverts sur le monde extérieur et constituent de véritables centres économiques. Ces mariages secondaires étaient souvent l'occasion de sceller des alliances diplomatiques en célébrant des unions entre Pharaon et des princesses d'origine étrangère, comme ce fut le cas pour Gilouheba, fille de Shouttarna le propre oncle d'Amenhotep III, roi du Mitanni, envoyée à la cour thébaine en l'an 10 du règne. Amenhotep III épousa vraisemblablement trois de ses filles : Satamon, Aset et sans doute Khentyttaneb ; mais ces mariages n'étaient que pures actions symboliques et ne traduisaient en rien les aspirations du coeur de Pharaon. La cour thébaine était dominée par quelques brillantes personnalités ; la première d'entre elle fut sans aucun doute Amenhotep fils de Hapou : éminence grise, architecte, maître des Travaux de Pharaon ( Programme architectural ), l'un des hommes les plus puissants de son temps. Pharaon en fit son protégé et lui accorda d'innombrables faveurs dont celle, exceptionnelle, de bâtir son propre temple funéraire dans Thèbes ouest aux côtés de celui de son maître. Originaire de la ville d'Athribis dans le Delta descendant d'une famille de nomarques, il jouira d'une grande réputation d'habilité et de sagesse, et ce jusqu'à l'époque ptolémaïque (332-30) à laquelle il sera d'ailleurs divinisé. De ces gens de cour, on retiendra aussi le vizir Ramose en charge à la fin du règne d'Amenhotep III ainsi que Khâemhat, intendant du Double Grenier de Haute et de Basse Egypte, c'est à dire le "ministre" en charge de l'agriculture.

 


Amenhotep fils de Hapou, statue provenant du temple de Karnak, musée de Louqsor

 

HAUT PAGE

 

 

 

5- Chronologie royale du Nouvel Empire

 

Le Nouvel Empire (1539-1069) voit l'apogée de la civilisation pharaonique. Ahmosis Nebpehetyrâ, un dynaste d'origine thébaine, chasse définitivement de la Basse Égypte les envahisseurs Hyksos et fonde la XVIIIe dynastie et le Nouvel Empire. Désireux de protéger le territoire égyptien contre toutes nouvelles incursions étrangères, Pharaon se lance dans une importante politique expansionniste ; au sud tout d'abord en établissant son contrôle jusqu'en amont de la quatrième cataracte (centre du Soudan actuel) et au nord en étendant les frontières de l'Empire jusqu'à l'Euphrate (frontière méridionale de la Turquie actuelle). L' Égypte et sa capitale Thèbes président ainsi à un Empire dont la richesse et l'étendue étaient sans précédent dans l'histoire de l'Humanité ; l'or de Nubie, les tributs des états syro-palestiniens font de Pharaon le prince du monde.  1-XVIIIe dynastie (1539-1293) :

 

L'Horus, taureau puissant qui apparaît dans Thèbes ; le Nebty dont la royauté est durable à l'égal de celle de Râ dans le ciel ; l'Horus d'Or aux apparitions sacrées et à la force puissante ; Celui du Jonc et de l'Abeille, Menkheperrâ ; le Fils de Râ, (issu) de ses entrailles, son bien aimé, seigneur de toutes les contrées étrangères, Thoutmosis (III) Neferkheper, doué de vie comme Râ pour l'éternité.(titulature de Thoutmosis III)

 

Ahmosis Nebpehetyrâ (1539-1514)
Amenhotep Ier Djeserkarâ (1514-1493)
Thoutmosis Ier Âakheperkarâ (1493-1481)
Thoutmosis II Âakheperenrâ (1481-1478)
Hatchepsout Maâtkarâ (1478-1456)
Thoutmosis III Menkheperrâ (1456-1426)
Amenhotep II Âakheperourâ (1426-1401)
Thoutmosis IV Menkheperourâ (1401-1391)
Amenhotep III Nebmaâtrâ (1391-1353)
Amenhotep IV/Akhénaton Neferkheperourâ (1353-1336)
Smenkhkarâ Ânkhkheperourâ (1336-1335 ?)
Toutânkhamon Nebkheperourâ (1335-1326)
Ay Kheperkheperourâ (1326-1323)
Horemheb Djeserkheperourâ (1323-1293)


Amenhotep II, musée en plein air de Mit Rahinet.

 

 

Note : pour Amenhotep II se reporter à , pour Thoutmosis IV à  pour Akhénaton à  et pour Smenkhkarâ, Toutânkhamon, Aï et Horemheb. 2-XIXe dynastie (1293-1190) :

 

L'Horus, taureau puissant aimé de Maât ; le Nebty protecteur de l'Egypte qui lie les pays étrangers ; l'Horus d'Or riche en années et grand de victoires ; Celui du Jonc et de l'Abeille, le seigneur du Double Pays, Ousermaâtrâ Setepenrâ ; le Fils de Râ, Ramsès (II) Meryimen, aimé d'Amon-Râ le roi des dieux.
(titulature de Ramsès II)

 

Ramsès Ier Menpehetyrâ (1293-1291)
Séthy Ier Menmaâtrâ (1291-1279)
Ramsès II Ousermaâtrâ (1279-1213)
Mérenptah Baenrâ (1213-1204)
Amenmessé Menmirâ (1204-1101 ?)
Séthy II Ouserkheperourâ (1204 ?-1198 )
Siptah Sekhâenrâ/Akhenrâ (1198-1192)
Taousert Satrâ (1192-1190)


Ramsès II, temple de Louqsor.

 

 

Note : pour Ramsès Ier, Séthy Ier, Ramsès II et Merenptah se reporter à . 3-XXe dynastie (1190-1069) :

 

 

L'Horus, taureau puissant à la royauté grandiose ; le Nebty aux grands jubilés comme Tatjenen ; l'Horus d'Or riche en années comme Atoum, le monarque qui protège l'Egypte et lie les Neuf Arcs ; Celui du Jonc et de l'Abeille, Ousermaâtrâ Meryimen ; le Fils de Râ, Ramsès (III) Heqaiounou. (titulature de Ramsès III)

 

Sethnakht Ouserkhâourâ (1190-1187)
Ramsès III Ousermaâtrâ (1187-1156)
Ramsès IV Heqamaâtrâ (1156-1150)
Ramsès V Sekheperenrâ (1150-1144)
Ramsès VI Nebmaâtrâ (1144-1136)
Ramsès VII Ousermaâtrâ (1136-1128)
Ramsès VIII Akhenrâ (1128-1125)
Ramsès IX Neferkarâ (1125-1107)
Ramsès X Khepermaâtrâ (1107-1098)
Ramsès XI Menmaâtrâ (1098-1069)


Ramsès III, temple de Karnak.

 

Le Nouvel Empire se termine dans l'anarchie et le chaos ; l'Empire succombe sous le coup des invasions du XIe siècle, le pouvoir central se disloque avec la montée en puissance du clergé d'Amon qui concurrence peu à peu les prérogatives de Pharaon. L' Égypte entre alors dans une lente agonie, ponctuée cependant de périodes de grandeur et de stabilité, agonie qui prendra fin en 343 avant notre ère avec la seconde conquête perse de l' Égypte qui verra la chute du dernier pharaon de l'histoire : Nectanébo II Senedjemibrâ.

 

Note : en raison du système de datation relative adopté par les anciens Égyptiens, les dates indiquées ci-dessus ne prétendent fixer qu'un ordre de grandeur ; elles sont sujettes, selon les ouvrages, à des variations qui peuvent être relativement importantes, parfois quelques décennies.

 

HAUT PAGE

 

 

6- Une succession obscure et agitée 

 

Amenhotep III Nebmaâtrâ (1391-1353), le Pharaon Soleil s'éteint après avoir siégé 38 ans et 7 mois sur le trône de Geb, vraisemblablement vers 1353 ; il laisse à son fils et successeur Amenhotep IV/Akhénaton Neferkherourâ (1353-1336) un Empire immense aux richesses innombrables mais de plus en plus menacé par les puissances asiatiques au premier rang desquelles figuraient le royaume du Hatti (royaume hittite) et celui du Mitanni. Amenhotep III à la fin de son règne, alors fort âgé et malade, et sans aucun doute pleinement conscient de la dégradation sensible de la situation extérieure de l'Empire, n'avait pu ou voulu intervenir pour réaffirmer avec force la suprématie de l'Egypte sur le monde.

 

 

Amenhotep IV/Akhénaton Neferkheperourâ l'hérétique et l'intermède amarnien 

 

 

Le Maître du Double Pays, Neferkheperourâ Ouâenrâ ; le Fils de Râ qui vit de Maât, le Maître des Apparitions Divines, Akhénaton, grand est son temps de vie. La Grande Epouse Royale, sa bien aimée, la Maîtresse du Double Pays, Nefertiti Neferneferouiten, puisse-t-elle vivre, être prospère et jeune pour l'éternité. (titulature d' Akhénaton et de le reine Nefertiti)

 


Buste d'Akhenaton, musée égyptien du Caire.

 

Amenhotep IV Neferkheperourâ monta sur le trône très jeune, à l'âge de quinze ans environ, vers 1353. Difficile de déterminer les conditions exactes de l'accession au trône du jeune roi, pour certains égyptologues, il aurait été pendant trois ans co-régent de son père Amenhotep III Nebmaâtrâ, diminué par l'âge et la maladie, les rênes effectives du pouvoir auraient alors été tenues par la Grande Dame Tyè, certains spécialistes évoquent une co-régence beaucoup plus longue allant même jusqu'à imaginer deux rois vivant dans deux capitales distinctes et possédant leur propre cour et administration, d'autres au contraire réfutent en bloque la co-régence ; impossible donc de trancher de manière définitive et irréfutable sur cette obscure transition entre les deux règnes. Dès son intronisation Amenhotep IV poursuivit, toujours avec discrétion, une véritable réforme religieuse initiée par son père. Mais à partir de l'an IV de son règne, le jeune Pharaon change radicalement de stratégie et s'oppose ouvertement à l'ordre religieux établi, il affirme la souveraineté unique de son dieu solaire Aton, "le disque". Il prend alors une série de mesures hautement symboliques : la première d'entre elle fut son changement de nom, il abandonne celui d'Amenhotep, littéralement "puisse Amon être satisfait", pour celui d'Akhénaton, "Celui qui est profitable à Aton" ; il quitte l'antique capitale thébaine, la ville tutélaire d'Amon, pour fonder sa propre capitale, sortie des sables qu'il baptisera Akhèt-Aton, "l'horizon d'Aton", aujourd'hui Tell-el-Amarna. Malheureusement le roi ivre de dieu ne vivait que pour l'Aton ; l'administration et le maintient de l'Empire ne l'intéressaient guère. Le roi hittite Souppilouliouma pénétra en Mitanni et en pilla la capitale avant de s'emparer de la Syrie du Nord, l'Assyrie profita aussi de l'inaction de Pharaon pour s'emparer de possessions égyptiennes. Akhenaton meurt sans doute vers 1336, la fin de son règne fut sans doute relativement triste, l'échec de la réforme amarnienne, la situation de plus en plus préoccupante de l'Empire, tous ces facteurs durent peser lourdement sur le coeur du souverain. Le Grand Hymne à Aton est sans aucun doute la production littéraire la plus célèbre du règne d'Akhénaton, sa dimension poétique admirable, ses touchantes images naturalistes, en font l'un des textes les plus émouvants de la littérature égyptienne. Son contenu influença grandement, pour ne pas dire exclusivement, quelques siècles plus tard les rédacteurs de certains psaumes bibliques.

 

 

Quand à nouveau blanchit la terre, alors que tu te lèves en l'horizon, tu étincelles, ô Aton dans le jour. Tu repousses les ténèbres, tu donnes tes rayons, et le double pays est en liesse. Ceux qui dormaient s'éveillent, se dressent sur leurs pieds, car tu les fais se lever ; ils lavent leurs corps, prennent leurs vêtements, tandis que de leurs mains ils louent et acclament ta radieuse apparition ; et le pays entier accomplit ses travaux. Les animaux de toutes espèces se reposent sur leurs pâtures ; les arbres et les plantes reverdissent ; les oiseaux s'agitent dans leurs nids, tandis que leurs ailes, en se déployant, louent et acclament ton ka ; le petit bétail saute sur ses pieds. Tout ce qui vole et se pose vit, lorsque tu apparais. (...) Combien multiple est ton oeuvre cachée à la vue, ô dieu unique, auprès de qui il n'en existe point d'autre. Tu as fait la terre selon ton désir, alors que tu étais seul, ainsi que les hommes, tout le bétail, gros et petit, et tout ce qui marche avec des pieds sur le sol, et tout ce qui s'élève en volant avec des ailes, les pays de Syrie, le pays de Koush, et l'Egypte. (extraits du Grand Hymne à Aton, Amarna, VI, pl. XXVII)

 

La restauration et le début de l'ère ramesside 

 

 

L'Horus, taureau puissant qui apparaît glorieux dans Thèbes et fait revivre le Double Pays ; le Nebty, celui de la renaissance dont le bras vaillant repousse les Neuf Arcs ; l'Horus d'Or, celui qui renouvelle les apparitions (divines) dont la puissance des arcs (l'emporte) dans tous les pays ; Celui du Jonc et de l'Abeille, Mèn-maât-Râ ; le Fils de Râ, Séthy (Ier) Mérè-èn-Pétéh. (titulature de Séthy Ier)

 

Après la mort d'Akhénaton et le règne fantôme de Smenkhkarâ Ânkhkheperourâ que le roi hérétique avait uni à sa fille aînée Mérytaton, accède au trône un jeune prince élevé à la cour amarnienne nommé Toutânkhaton, qui épousa Ânkhesenpaaton, la troisième fille d'Akhénaton. Le nouveau souverain se détourna alors d'Aton et changea son nom en Toutânkamon "la vivante image d'Amon", tandis que son épouse devenait Ânkhesenamon "elle vit pour Amon". Pour marquer le renouveau du grand dieu thébain, Pharaon se fit introniser, vers 1335, au grand temple d'Amon-Râ à Karnak. Toutânkhamon établit un vaste programme pour réparer les destructions ordonnées par Akhénaton, restaurer le culte d'Amon et des autres dieux, nommer des prêtres, élever des monuments et des statues, comme en témoigne la stèle dite de la restauration : "Lorsque Sa Majesté apparut en roi, les temples des dieux et des déesses, depuis Eléphantine jusqu'aux marais du Delta étaient tombés en ruines ; leurs chapelles étaient dévastées, devenues des endroits déserts où poussaient les herbes. (...) Le pays était dans la détresse, car les dieux l'avaient abandonné. (...) Sa Majesté fit des monuments pour les dieux, façonnant leurs statues en or fin véritable du meilleur des déserts, restaurant leurs sanctuaires pour le temps éternel, les pourvoyant pour le temps infini." (Urk. IV, 2025-2032).

 


Ramsès II faisant brûler de l'encens, à ses côtés le dieu Montou, temple de Louqsor.

 


Statue colossale de Ramsès II, temple de Louqsor.

 

Les successeurs de Toutânkhamon, le divin père Aï Kheperkheperourâ (1326-1323), et surtout Horemheb Djeserkheperourâ (1323-1293) poursuivirent la restauration de l'ordre ancien. Dernier Pharaon de la XVIIIe dynastie, Horemheb choisi pour lui succéder son propre vizir Parâmessou, qui monta sur le trône sous le nom de Ramsès Ier Menpehetyrâ vers 1293 fondant ainsi la XIXe dynastie. Séthy Ier Menmaâtrâ (1291-1279) et avant tout son fils et successeur Ramsès II Ousermaâtrâ (1279-1213) s'attachèrent à restaurer le prestige international de l'Egypte en maintenant avec succès la domination égyptienne en Asie, des abords de la quatrième cataracte jusqu'à la région de Damas, Merenptah Baenrâ (1213-1204) repoussera les Libyens et se maintiendra en Palestine. C'est une ère de renaissance tant sur le plan artistique que religieux, la civilisation égyptienne entre dans une ère nouvelle : l'ère ramesside, dont les développements demeurent souvent tout à fait originaux.

 

HAUT PAGE

 

Source : nimouria.chez-alice.fr/quiest.htm

 

                                                                                                                                                                              

Vous pouvez reproduire ces  textes  et en donner  copies  aux conditions suivantes: 

Qu'ils  ne soient pas coupés. Qu'il n'y ait aucune modification de contenu. 

Que vous fassiez référence  à notre site : www.ascensionplanetaire.com

 

RETOUR

                                                                                                                                                                                                                     

RÉSOLUTION

Réveillez-vous, car bientôt les choses vont se transformer !

Souvenez-vous, car la transformation est le retour à la réalité !

La lumière est en vous, autour de vous. Regardez donc en vous et libérez-vous de vos luttes, vos doutes et vos peurs.

Dans la vie il n'y a aucune erreur, seulement des choix. Ces choix ne sont ni bons ni mauvais, ils sont ce que vous croyez bon dans l'instant. C'est cela le secret de la vie : vivre pleinement par des choix et avancer dans l'Amour par ces choix. Rien n'est bon ni mauvais, tout est une question de choix.

Sachez écouter cette voix, Sachez écouter votre Coeur, car c'est à travers lui que je vous parle. C'est à travers lui que je vis, C'est à travers lui que mon Amour se déverse sur vous tous.

Arrêtez de
Chercher
" DIEU "
....


Si vous avez besoin de moi, je suis là. Lorsque vous Être dans la détresse, je suis là. Lorsque vous avez fait les pires des choses, j'étais là. Je ne vous ai jamais abandonné. Je vous Aime tout simplement.

Utilisé ces affirmations et tout rentrera dans l'ordre !

J' AI 

et 

JE SUIS

je suis dans l'abondance, j'ai de l'abondance !

 J'ai du succès! 

 J'ai de l'argent !

J'ai un super travail vraiment trop chouette !.

NAMASTÉ

J'honore ce lieu en toi en qui
l'Univers Entier demeure.

J'honore ce lieu en toi
qui est amour,
qui est vérité,
qui est lumière,
qui est Paix.

Quand tu résides en ce lieu en toi, et moi en ce lieu en moi,
nous sommes UN.

DROIT D'AUTEUR

Si par erreur ou ignorance, nous utilisions des images, des photographies     et toute autre représentation  qui seraient protégées, 

nous vous remercions de nous le faire savoir afin que nous puissions aussitôt  les retirer

MERCI DE VOTRE ATTENTION

 

Utilisez toujours votre discernement par rapport à ces textes ....

vous avez un libre arbitre, alors utilisez le !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     RETOUR PAGE D' ACCUEIL

Copyright © 2007 -2010   Webmaster Ascension planétaire Tous droits réservés.