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Amenhotep
III Nebmaâtrâ : le Pharaon Soleil
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Qui
est Amenhotep III Nebmaâtrâ
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Un
Pharaon hors norme à la destinée posthume malmenée
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Un
grand père guerrier et un père diplomate
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Reines
et courtisans
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Chronologie
royale du Nouvel Empire
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Une
succession obscure et agitée
1-
Qui est Amenhotep III Nebmaâtrâ

Amenhotep
III faisant brûler de l'encens pour Amon, temple de Louqsor.
Au roi, le
Soleil, mon seigneur, ainsi parle Adbi-Ashirta, ton serviteur, la poussière
de tes pieds. Aux pieds du roi, mon seigneur, je me prosterne sept fois
et sept fois encore. Vois, je suis un serviteur du roi, un chien dans sa
maison, et je garde l'ensemble du pays d'Amourrou pour le roi, mon
seigneur. J'ai encore dit à Pahanate, mon intendant : recrute des
troupes qui libéreront et protègeront les pays du roi, le roi, le
soleil. J'ai récolté aussi les moissons de Simyra et celles de tous
les pays que je garde pour le roi, mon Soleil, mon seigneur.
(extrait d'une lettre d'Abdi-Ashirta, chef de l'Amourrou, à la
chancellerie d'Amenhotep III, El Amarna Tafeln, pp. 497-501)
Amenhotep ou
Amenophis III Nebmaâtrâ est le neuvième Pharaon de la XVIIIe
dynastie ; fils de Thoutmosis IV Menkheperourâ et de la Grande Epouse
Royale Moutemouia, fille du roi mitannien Artamama ; il régna sur l'Egypte
38 ans et 7 mois de 1391 à 1353 avant notre ère. Uni à la Grande Epouse Royale Tyè, Pharaon associa très étroitement la reine aux
manifestations officielles de son règne, il sut s'entourer de
courtisans zélés et brillants tel que le grand architecte Amenhotep
fils de Hapou, éminence grise du règne aux prérogatives
difficilement saisissables qui édifia, entre autres, pour son maître
le magnifique temple de Louqsor ( Programme
architectural ) et le temple des Millions d'Années
du souverain sur la rive occidentale du Nil, dont
seuls subsistent aujourd'hui les deux colosses dits de Memnon.

Colosses
de Memnon, Amenhotep III y est accompagné, de part et d'autre de ses
jambes, par la Grande Épouse Royale Tyè, et par sa mère Moutemouia,
Thèbes ouest.
Le
règne d'Amenhotep III Nebmaâtrâ sera celui de la naissance sourde
d'une révolution. Aton prend peu à peu une place primordiale dans le
panthéon officiel ; et ce en faisant de plus en plus d'ombre au tout
puissant Amon, ou plus exactement à son clergé nanti aux prétentions
politiques de plus en plus menaçante pour Pharaon. Le culte d' Aton
deviendra vite une arme politique visant à contenir les prêtres
amoniens. Une nette évolution se fit également jour dans le domaine
architectural et artistique : la statuaire est à son apogée, la
finesse des productions, leurs modelés sont très souvent d'une
exceptionnelle perfection ; c'est aussi le temps des premières statues
colossales, les volumes architecturaux s'affinent tout en atteignant des
proportions gigantesques ( Programme
architectural ).
MUSÉE
DE LOUQSOR

Amenhotep
III, l'admirable statue dite de la cachette
Amenhotep III, tête colossale provenant de son temple funéraire
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2-
Un Pharaon hors norme à la destinée posthume malmenée

Nombre des
lions que Sa Majesté a elle-même ramenés à l'aide de son arc, depuis
l'an 1 jusqu'à l'an 10 du règne : 102 lions sauvages.
(texte figurant sur la série de scarabées émise pour consacrer les
chasses d'Amenhotep III, Urk. IV, 1740, l. 12-13)
Pharaon
pacifique aux goûts fastueux et raffinés, le Roi Soleil porta l'Egypte
et sa civilisation au summum de sa puissance et de son rayonnement sur
le Monde antique . Cependant durant de nombreuses années, sa mémoire
fut traitée d'une manière fort déplorable par les égyptologues, qui
ne voyaient en lui qu'un roi inactif et indolent, profitant passivement
des acquis de ses aïeux ; sa vie se résumait souvent dans les ouvrages
spécialisés à quelques chasses, Pharaon semble en effet avoir
particulièrement apprécié ce sport, et à une campagne symbolique en
Nubie. Cette malheureuse vision s'explique par le caractère tout à
fait original d'Amenhotep III Nebmaâtrâ : un roi pacifiste, faisant
primer la diplomatie avant toutes choses, un monarque raffiné entouré
d'une cour au faste inouï, tout ceci semblait bien loin alors des stéréotypes
archaïques et des images erronées communément admises du Pharaon
guerrier et autocrate.
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3-
Un grand père guerrier et
un père diplomate
Lorsque l'on met en
parallèle la figure d'Amenhotep II, le grand père d'Amenhotep III et
celle de Thoutmosis IV, son père, on est frappé par le contraste
existant entre ces deux personnalités.
Amenhotep II Âakheperourâ, un grand père
impitoyable

Sphinx à
l'effigie d' Amenhotep II, musée en plein air de Mit Rahinet
Septième Pharaon de la
XVIIIe dynastie, fils de Thoumosis III Menkheperrâ (1478-1426) et de la
reine Merytrâ-Hatshepsout, Amenhotep II Âakheperourâ (1426-1401)
avait dix-huit ans lorsqu'il monta sur le trône d'Egypte pour un règne
de 28 ans. A la mort de son père, le jeune Amenhotep II se trouvait à
Memphis où le retenait sa charge de prêtre de Ptah. Les textes
officiels nous décrivent le jeune roi comme étant fort et infatigable
tout en insistant sur sa beauté et sa force physique. Archer
invincible, cavalier sans égal, Amenhotep II dut dès le début de son
règne affirmer l'hégémonie égyptienne ; il entreprit deux
importantes campagnes en Asie et marcha jusqu'à l'Euphrate sur les
traces de son glorieux père Thoutmosis III Menkheperrâ. La première
campagne asiatique eut lieu en l'an VII du règne, elle fut menée
contre une coalition de sept princes rebelles de la province de Tikhesy,
en Syrie ; Pharaon les "tua, avec sa massue blanche elle même.
(...) On pendit six de ces ennemis devant la muraille de Thèbes, et les
mains pareillement. Le corps du dernier ennemi fut emmené par bateau
vers le sud, jusqu'en Nubie, là il fut pendu à la muraille de Napata,
afin de rendre manifeste les victoires de Sa Majesté, pour le temps éternel
et le temps infini, dans toutes les terres et dans tous les pays des
Nubiens." (A.S.A.E., vol. XLII). La seconde campagne qui eu lieu en
l'an IX du règne fut elle aussi d'une extrême cruauté, Pharaon pour
l'exemple fit brûler vif dans deux fossés les Syriens séditieux :
"Les prisonniers furent liés, on creusa deux fossés autour d'eux,
et l'on emplit les fossés de feu. Sa Majesté demeura, les surveillant,
jusqu'à ce que la terre blanchît, sa hache de guerre à la main
droite, seul, sans personne avec lui, alors que son armée s'était éloignée."
(op. cit.). Cette violence sans pareille dans l'histoire de l'Egypte
permit d'affirmer avec force la suprématie égyptienne sur le monde,
l'Empire est définitivement conquis, son unité ne sera pas remise en
question avant de nombreuse décennies.
Thoumosis IV Menkheperourâ, un père paisible
et diplomate

L'Horus,
taureau puissant aux belles apparitions ; le Nebty à la royauté
durable comme celle d'Atoum ; l'Horus d'Or au glaive puissant qui
repousse les Neuf Arcs ; Celui du Jonc et de l'Abeille, Menkheperourâ ;
le Fils de Râ, Thoutmosis (IV), aux apparitions radieuses, aimé d'Amon-Râ,
doué de vie comme Râ.
(titulature de Thoutmosis IV)
Huitième
Pharaon de la XVIIIe dynastie, fils d'Amenhotep II Âakheperourâ et de
la reine Tiâa, Thoutmosis IV Menkheperourâ (1401-1391) succéda à son
père sur le trône d'Egypte pour un règne relativement court de 9 ans
et 8 mois. Son accession au trône lui aurait été prédite par le
Sphinx de Guizeh. Après une partie de chasse, le jeune prince s'était
assoupi à l'ombre du colosse alors ensablé, le dieu lui apparut en
songe et lui annonça qu'il serait roi un jour s'il consentait à le dégager
du sable. Thoutmosis IV fit désensabler le Sphinx et érigea une stèle
relatant l'épisode du songe entre les pattes du colosse : "Un jour
il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à
l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du
sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il
s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa
bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi,
contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père,
Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la
tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge
sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en
sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illumine l'oeil brillant du maître
de l'Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me
tourmente, le sable au dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi
vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire." (Urk.
IV, 1542-1544).

Portrait
de Thoutmosis IV provenant du temple de Karnak.
Devenu
Pharaon, Thoutmosis IV s'attacha à consolider la situation de l'Empire
et à maintenir en son sein paix et stabilité. Son unique expédition
en Nubie en l'an VIII du règne ce transforma en une marche triomphale
sans réelle dimension militaire ; Thoutmosis IV entreprit peut être
une expédition militaire au nord contre le Mitanni mais les indices
allant dans ce sens sont minces, quoiqu'il en soit il conclut avec son
roi, Artamama Ier, un traité de paix, scellé par l'envoi d'une fille
du souverain mitannien dans le harem de Pharaon, celle-ci lors de son
arrivée à la cour de Thèbes prit le nom égyptien de Moutemouia, littéralement
"Mout est dans la barque (solaire)", elle donnera naissance au
futur souverain Amenhotep III Nebmaâtrâ qui succéda à son père,
mort vraisemblablement dans la trentaine vers 1391
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4-
Reines et courtisans
La Grande Épouse Royale, la prestigieuse dame Tyè

La
Grande Epouse Royale, Tyè, puisse-t-elle vivre. Le nom de son père est
Youia et celui de sa mère Tjouia ; elle est (maintenant) l'épouse d'un
puissant souverain dont la frontière méridionale s'étend jusqu'au
pays de Karoy, et la septentrionale jusqu'au pays de Naharina.
(texte figurant sur la série de scarabées émise pour célébrer
le mariage de Pharaon et de Tyè, Urk. IV, 1741, l. 89-15)
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Hathor sous les traits de la Grande Dame Tyè musée de
Louqsor.
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La Grande Dame Tyè, musée du Louvre.
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Tyè
fut l'épouse principale d'Amenhotep III Nebmaâtrâ, celle qui portait le titre de Hémèt
Nè-Sout Ourèt, littéralement "la Grande Epouse
Royale". Originaire de la ville d'Akhmin en Moyenne Egypte, né de
l'union d'Youia un prophète du dieu Min et de Tjouia, une supérieure
du harem de cette même divinité, elle épousa Amenhotep III Nebmaâtrâ
dès le début de son règne. Elle lui survécut et ne mourut que durant
le gouvernement de son fils et successeur de son époux Amenhotep IV/Akhénaton
, sans doute en l'an VIII de son règne.
Depuis le début de la XVIIIe dynastie, certaines reines avaient tenu
des rôles relativement importants aux côtés de leurs époux ; avec Tyè,
la position de la Grande Epouse Royale devient encore plus éminente,
Pharaon l'associa très étroitement aux cérémonies officielles du règne.
Tout comme Maât suit Râ dans le ciel, Tyè accompagne Pharaon dans
l'exercice du pouvoir terrestre, tenant ainsi un rôle idéologique et
symbolique de tout premier plan. A la fin de son règne, Amenhotep III,
diminué par l'âge et la maladie dut sûrement lui confier certaines de
ses prérogatives, la reine exerça alors sans doute une grande partie
du pouvoir. Difficile de savoir qui se cache réellement derrière ses
portraits hiératiques officiels, sans doute une très forte personnalité,
qui sut à n'en point douter jouer un habile rôle politique, et qui
s'impliquât assurément dans la réforme amarnienne.
Les épouses secondaires et les hautes personnalités du règne

An 10,
troisième mois de la saison d'akhet, sous la majesté de (... suit la
titulature d'Amenhotep III), la Grande Epouse Royale Tyè, puisse-t-elle
vivre. Le nom de son père est Youia, celui de sa mère est Tjouia. Une
chose admirable est advenue à Sa Majesté, vie, santé, force : (la
venue de) la fille du Grand du Naharina, Shouttarna, Gilouheba et de 317
femmes de son harem.
(texte relatant l'arrivée de la princesse mitanienne Gilouheba et
de sa suite, Recueil de travaux [...], 15, p. 200)
Outre
la Grande Epouse Royale, Pharaon possédait un important harem qui lui
fournissait de nombreuses épouses secondaires. Cependant les harems égyptiens
sont bien loin de la vision classique héritée de l'imagerie orientale,
ils ne constituent en rien des prisons et des univers totalement clos,
ils sont au contraire largement ouverts sur le monde extérieur et
constituent de véritables centres économiques. Ces mariages
secondaires étaient souvent l'occasion de sceller des alliances
diplomatiques en célébrant des unions entre Pharaon et des princesses
d'origine étrangère, comme ce fut le cas pour Gilouheba, fille de
Shouttarna le propre oncle d'Amenhotep III, roi du Mitanni, envoyée à
la cour thébaine en l'an 10 du règne. Amenhotep III épousa
vraisemblablement trois de ses filles : Satamon, Aset et sans doute
Khentyttaneb ; mais ces mariages n'étaient que pures actions
symboliques et ne traduisaient en rien les aspirations du coeur de
Pharaon. La cour thébaine était dominée par quelques brillantes
personnalités ; la première d'entre elle fut sans aucun doute
Amenhotep fils de Hapou : éminence grise, architecte, maître des
Travaux de Pharaon ( Programme
architectural
), l'un des hommes les plus puissants de son temps.
Pharaon en fit son protégé et lui accorda d'innombrables faveurs dont
celle, exceptionnelle, de bâtir son propre temple funéraire dans Thèbes
ouest aux côtés de celui de son maître. Originaire de la ville d'Athribis
dans le Delta descendant d'une famille de nomarques, il jouira d'une
grande réputation d'habilité et de sagesse, et ce jusqu'à l'époque
ptolémaïque (332-30) à laquelle il sera d'ailleurs divinisé. De ces
gens de cour, on retiendra aussi le vizir Ramose en charge à la fin du
règne d'Amenhotep III ainsi que Khâemhat, intendant du Double Grenier
de Haute et de Basse Egypte, c'est à dire le "ministre" en
charge de l'agriculture.

Amenhotep fils de Hapou, statue provenant du temple de Karnak, musée
de Louqsor
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5-
Chronologie royale du Nouvel
Empire
Le Nouvel Empire
(1539-1069) voit l'apogée de la civilisation pharaonique. Ahmosis
Nebpehetyrâ, un dynaste d'origine thébaine, chasse définitivement de
la Basse Égypte les envahisseurs Hyksos et fonde la XVIIIe dynastie et
le Nouvel Empire. Désireux de protéger le territoire égyptien contre
toutes nouvelles incursions étrangères, Pharaon se lance dans une
importante politique expansionniste ; au sud tout d'abord en établissant
son contrôle jusqu'en amont de la quatrième cataracte (centre du
Soudan actuel) et au nord en étendant les frontières de l'Empire
jusqu'à l'Euphrate (frontière méridionale de la Turquie actuelle). L'
Égypte
et sa capitale Thèbes président ainsi à un Empire dont la richesse et
l'étendue étaient sans précédent dans l'histoire de l'Humanité ;
l'or de Nubie, les tributs des états syro-palestiniens font de Pharaon
le prince du monde.
1-XVIIIe dynastie (1539-1293) :
L'Horus,
taureau puissant qui apparaît dans Thèbes ; le Nebty dont la royauté
est durable à l'égal de celle de Râ dans le ciel ; l'Horus d'Or aux
apparitions sacrées et à la force puissante ; Celui du Jonc et de
l'Abeille, Menkheperrâ ; le Fils de Râ, (issu) de ses entrailles, son
bien aimé, seigneur de toutes les contrées étrangères, Thoutmosis
(III) Neferkheper, doué de vie comme Râ pour l'éternité.(titulature de Thoutmosis III)
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Ahmosis
Nebpehetyrâ (1539-1514)
Amenhotep Ier Djeserkarâ (1514-1493)
Thoutmosis Ier Âakheperkarâ (1493-1481)
Thoutmosis II Âakheperenrâ (1481-1478)
Hatchepsout Maâtkarâ (1478-1456)
Thoutmosis III Menkheperrâ (1456-1426)
Amenhotep II Âakheperourâ (1426-1401)
Thoutmosis IV Menkheperourâ (1401-1391)
Amenhotep III Nebmaâtrâ (1391-1353)
Amenhotep IV/Akhénaton Neferkheperourâ (1353-1336)
Smenkhkarâ Ânkhkheperourâ (1336-1335 ?)
Toutânkhamon Nebkheperourâ (1335-1326)
Ay Kheperkheperourâ (1326-1323)
Horemheb Djeserkheperourâ (1323-1293)
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Amenhotep II,
musée en plein air de Mit Rahinet.
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Note : pour Amenhotep II
se reporter à , pour Thoutmosis IV à pour Akhénaton à
et pour Smenkhkarâ, Toutânkhamon, Aï
et Horemheb. 2-XIXe dynastie (1293-1190) :
L'Horus,
taureau puissant aimé de Maât ; le Nebty protecteur de l'Egypte qui
lie les pays étrangers ; l'Horus d'Or riche en années et grand de
victoires ; Celui du Jonc et de l'Abeille, le seigneur du Double Pays,
Ousermaâtrâ Setepenrâ ; le Fils de Râ, Ramsès (II) Meryimen, aimé
d'Amon-Râ le roi des dieux.
(titulature de Ramsès II)
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Ramsès
Ier Menpehetyrâ (1293-1291)
Séthy Ier Menmaâtrâ (1291-1279)
Ramsès II Ousermaâtrâ (1279-1213)
Mérenptah Baenrâ (1213-1204)
Amenmessé Menmirâ (1204-1101 ?)
Séthy II Ouserkheperourâ (1204 ?-1198 )
Siptah Sekhâenrâ/Akhenrâ (1198-1192)
Taousert Satrâ (1192-1190)
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Ramsès II,
temple de Louqsor.
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Note : pour Ramsès Ier,
Séthy Ier, Ramsès II et Merenptah se reporter à .
3-XXe dynastie (1190-1069) :

L'Horus,
taureau puissant à la royauté grandiose ; le Nebty aux grands jubilés
comme Tatjenen ; l'Horus d'Or riche en années comme Atoum, le monarque
qui protège l'Egypte et lie les Neuf Arcs ; Celui du Jonc et de
l'Abeille, Ousermaâtrâ Meryimen ; le Fils de Râ, Ramsès (III)
Heqaiounou.
(titulature de Ramsès III)
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Sethnakht
Ouserkhâourâ (1190-1187)
Ramsès III Ousermaâtrâ (1187-1156)
Ramsès IV Heqamaâtrâ (1156-1150)
Ramsès V Sekheperenrâ (1150-1144)
Ramsès VI Nebmaâtrâ (1144-1136)
Ramsès VII Ousermaâtrâ (1136-1128)
Ramsès VIII Akhenrâ (1128-1125)
Ramsès IX Neferkarâ (1125-1107)
Ramsès X Khepermaâtrâ (1107-1098)
Ramsès XI Menmaâtrâ (1098-1069)
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Ramsès III, temple
de Karnak.
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Le
Nouvel Empire se termine dans l'anarchie et le chaos ; l'Empire succombe
sous le coup des invasions du XIe siècle, le pouvoir central se
disloque avec la montée en puissance du clergé d'Amon qui concurrence
peu à peu les prérogatives de Pharaon. L' Égypte entre alors dans une
lente agonie, ponctuée cependant de périodes de grandeur et de
stabilité, agonie qui prendra fin en 343 avant notre ère avec la
seconde conquête perse de l' Égypte qui verra la chute du dernier
pharaon de l'histoire : Nectanébo II Senedjemibrâ.
Note
: en raison du système de datation relative adopté par les anciens Égyptiens, les dates indiquées ci-dessus ne prétendent fixer qu'un
ordre de grandeur ; elles sont sujettes, selon les ouvrages, à des
variations qui peuvent être relativement importantes, parfois quelques
décennies.
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6- Une
succession obscure et agitée
Amenhotep
III Nebmaâtrâ (1391-1353), le Pharaon Soleil s'éteint après avoir siégé
38 ans et 7 mois sur le trône de Geb, vraisemblablement vers 1353 ; il laisse
à son fils et successeur Amenhotep IV/Akhénaton Neferkherourâ (1353-1336)
un Empire immense aux richesses innombrables mais de plus en plus menacé par
les puissances asiatiques au premier rang desquelles figuraient le royaume du
Hatti (royaume hittite) et celui du Mitanni. Amenhotep III à la fin de son règne,
alors fort âgé et malade, et sans aucun doute pleinement conscient de la dégradation
sensible de la situation extérieure de l'Empire, n'avait pu ou voulu
intervenir pour réaffirmer avec force la suprématie de l'Egypte sur le
monde.
Amenhotep IV/Akhénaton Neferkheperourâ l'hérétique
et l'intermède amarnien

Le Maître
du Double Pays, Neferkheperourâ Ouâenrâ ; le Fils de Râ qui vit de Maât,
le Maître des Apparitions Divines, Akhénaton, grand est son temps de vie. La
Grande Epouse Royale, sa bien aimée, la Maîtresse du Double Pays, Nefertiti
Neferneferouiten, puisse-t-elle vivre, être prospère et jeune pour l'éternité.
(titulature d' Akhénaton et de le reine Nefertiti)

Buste d'Akhenaton, musée égyptien
du Caire.
Amenhotep IV
Neferkheperourâ monta sur le trône très jeune, à l'âge de quinze ans
environ, vers 1353. Difficile de déterminer les conditions exactes de
l'accession au trône du jeune roi, pour certains égyptologues, il aurait été
pendant trois ans co-régent de son père Amenhotep III Nebmaâtrâ, diminué
par l'âge et la maladie, les rênes effectives du pouvoir auraient alors été
tenues par la Grande Dame Tyè, certains spécialistes évoquent une co-régence
beaucoup plus longue allant même jusqu'à imaginer deux rois vivant dans deux
capitales distinctes et possédant leur propre cour et administration,
d'autres au contraire réfutent en bloque la co-régence ; impossible donc de
trancher de manière définitive et irréfutable sur cette obscure transition
entre les deux règnes. Dès son intronisation Amenhotep IV poursuivit,
toujours avec discrétion, une véritable réforme religieuse initiée par son
père. Mais à partir de l'an IV de son règne, le jeune Pharaon change
radicalement de stratégie et s'oppose ouvertement à l'ordre religieux établi,
il affirme la souveraineté unique de son dieu solaire Aton, "le
disque". Il prend alors une série de mesures hautement symboliques : la
première d'entre elle fut son changement de nom, il abandonne celui d'Amenhotep,
littéralement "puisse Amon être satisfait", pour celui d'Akhénaton,
"Celui qui est profitable à Aton" ; il quitte l'antique capitale thébaine,
la ville tutélaire d'Amon, pour fonder sa propre capitale, sortie des sables
qu'il baptisera Akhèt-Aton, "l'horizon d'Aton", aujourd'hui
Tell-el-Amarna. Malheureusement le roi ivre de dieu ne vivait que pour l'Aton
; l'administration et le maintient de l'Empire ne l'intéressaient guère. Le
roi hittite Souppilouliouma pénétra en Mitanni et en pilla la capitale avant
de s'emparer de la Syrie du Nord, l'Assyrie profita aussi de l'inaction de
Pharaon pour s'emparer de possessions égyptiennes. Akhenaton meurt sans doute
vers 1336, la fin de son règne fut sans doute relativement triste, l'échec
de la réforme amarnienne, la situation de plus en plus préoccupante de
l'Empire, tous ces facteurs durent peser lourdement sur le coeur du souverain.
Le Grand Hymne à Aton est sans aucun doute la production littéraire la plus
célèbre du règne d'Akhénaton, sa dimension poétique admirable, ses
touchantes images naturalistes, en font l'un des textes les plus émouvants de
la littérature égyptienne. Son contenu influença grandement, pour ne pas
dire exclusivement, quelques siècles plus tard les rédacteurs de certains
psaumes bibliques.

Quand à
nouveau blanchit la terre, alors que tu te lèves en l'horizon, tu étincelles,
ô Aton dans le jour. Tu repousses les ténèbres, tu donnes tes rayons, et le
double pays est en liesse. Ceux qui dormaient s'éveillent, se dressent sur
leurs pieds, car tu les fais se lever ; ils lavent leurs corps, prennent leurs
vêtements, tandis que de leurs mains ils louent et acclament ta radieuse
apparition ; et le pays entier accomplit ses travaux. Les animaux de toutes
espèces se reposent sur leurs pâtures ; les arbres et les plantes
reverdissent ; les oiseaux s'agitent dans leurs nids, tandis que leurs ailes,
en se déployant, louent et acclament ton ka ; le petit bétail saute sur ses
pieds. Tout ce qui vole et se pose vit, lorsque tu apparais. (...) Combien
multiple est ton oeuvre cachée à la vue, ô dieu unique, auprès de qui il
n'en existe point d'autre. Tu as fait la terre selon ton désir, alors que tu
étais seul, ainsi que les hommes, tout le bétail, gros et petit, et tout ce
qui marche avec des pieds sur le sol, et tout ce qui s'élève en volant avec
des ailes, les pays de Syrie, le pays de Koush, et l'Egypte.
(extraits du Grand Hymne à Aton, Amarna, VI, pl. XXVII)
La
restauration et le début de l'ère ramesside

L'Horus,
taureau puissant qui apparaît glorieux dans Thèbes et fait revivre le Double
Pays ; le Nebty, celui de la renaissance dont le bras vaillant repousse les
Neuf Arcs ; l'Horus d'Or, celui qui renouvelle les apparitions (divines) dont
la puissance des arcs (l'emporte) dans tous les pays ; Celui du Jonc et de
l'Abeille, Mèn-maât-Râ ; le Fils de Râ, Séthy (Ier) Mérè-èn-Pétéh.
(titulature de Séthy Ier)
Après
la mort d'Akhénaton et le règne fantôme de Smenkhkarâ Ânkhkheperourâ que
le roi hérétique avait uni à sa fille aînée Mérytaton, accède au trône
un jeune prince élevé à la cour amarnienne nommé Toutânkhaton, qui épousa
Ânkhesenpaaton, la troisième fille d'Akhénaton. Le nouveau souverain se détourna
alors d'Aton et changea son nom en Toutânkamon "la vivante image
d'Amon", tandis que son épouse devenait Ânkhesenamon "elle vit
pour Amon". Pour marquer le renouveau du grand dieu thébain, Pharaon se
fit introniser, vers 1335, au grand temple d'Amon-Râ à Karnak. Toutânkhamon
établit un vaste programme pour réparer les destructions ordonnées par Akhénaton,
restaurer le culte d'Amon et des autres dieux, nommer des prêtres, élever
des monuments et des statues, comme en témoigne la stèle dite de la
restauration : "Lorsque Sa Majesté apparut en roi, les temples des dieux
et des déesses, depuis Eléphantine jusqu'aux marais du Delta étaient tombés
en ruines ; leurs chapelles étaient dévastées, devenues des endroits déserts
où poussaient les herbes. (...) Le pays était dans la détresse, car les
dieux l'avaient abandonné. (...) Sa Majesté fit des monuments pour les
dieux, façonnant leurs statues en or fin véritable du meilleur des déserts,
restaurant leurs sanctuaires pour le temps éternel, les pourvoyant pour le
temps infini." (Urk. IV, 2025-2032).
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Ramsès II faisant brûler
de l'encens, à ses côtés le dieu Montou, temple de Louqsor.
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Statue colossale de Ramsès
II, temple de Louqsor.
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Les
successeurs de Toutânkhamon, le divin père Aï Kheperkheperourâ
(1326-1323), et surtout Horemheb Djeserkheperourâ (1323-1293) poursuivirent
la restauration de l'ordre ancien. Dernier Pharaon de la XVIIIe dynastie,
Horemheb choisi pour lui succéder son propre vizir Parâmessou, qui monta sur
le trône sous le nom de Ramsès Ier Menpehetyrâ vers 1293 fondant ainsi la
XIXe dynastie. Séthy Ier Menmaâtrâ (1291-1279) et avant tout son fils et
successeur Ramsès II Ousermaâtrâ (1279-1213) s'attachèrent à restaurer le
prestige international de l'Egypte en maintenant avec succès la domination égyptienne
en Asie, des abords de la quatrième cataracte jusqu'à la région de Damas,
Merenptah Baenrâ (1213-1204) repoussera les Libyens et se maintiendra en
Palestine. C'est une ère de renaissance tant sur le plan artistique que
religieux, la civilisation égyptienne entre dans une ère nouvelle : l'ère
ramesside, dont les développements demeurent souvent tout à fait originaux.
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Source
: nimouria.chez-alice.fr/quiest.htm
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